Mon réseau pour
le développement
des compétences
par l'intégration
des technologies
en formation
professionnelle

DEP en classe virtuelle, des étudiants satisfaits

DEP en classe virtuelle, des étudiants satisfaits

Écrit par  19 janvier 2008
Rencontrés dans leur classe virtuelle, quelques étudiants du DEP en dessin de bâtiment du CFP de Neufchâtel témoignent de leur expérience.
Simon Lachance, 30 ans, a une vie bien remplie. Malgré son emploi à temps plein et ses responsabilités familiales, il souhaitait, à l'automne, reprendre ses études. «La flexibilité de l'horaire du DEP en classes virtuelles me convenait parfaitement. Je n'ai plus à attendre après personne pour avancer dans mes travaux», affirme-t-il.

Comme l'explique Cathy Tremblay, il faut cependant une bonne dose de motivation pour gérer cette liberté. «Quelques fois, je dois me donner un bon coup de pied dans le derrière pour travailler. Avec l'enseignement à distance, on se crée aussi une autonomie à distance. Ce n'est pas pour tout le monde. Mais, c'est très agréable de travailler à son rythme».

Il est important de spécifier que le CFP Neufchâtel exige un minimum de 15 heures [1] de travail par semaine de la part des étudiants de ce DEP nouveau genre.  Avec une cadence aussi soutenue, un contact avec les enseignants devient crucial et l'utilisation des classes virtuelles prend tout son sens. «En quinze secondes, je peux montrer mon dessin à Benoît [2] et il peut voir ce qui ne va pas. C'est comme s'il était à côté de mon bureau. On peut voir l'image et parler en même temps», souligne Paul Bolduc. Sa collègue Louise Lamoureux renchérit : «il peut prendre possession [3] de mon travail, me montrer l'erreur que j'ai faite et la corriger. Je n'ai pas besoin de me déplacer, c'est merveilleux».

Il est d'ailleurs surprenant de voir à quel point les étudiants se sont appropriés rapidement la technologie des classes virtuelles. «Il y a un temps d'adaptation au début, mais ce n'est pas difficile. Aujourd'hui, la technologie est partout. On est vite à l'aise», soutient Cathy Tremblay. Même son de cloche pour ses collèges qui ont saisi tout de suite le fonctionnement de ce système. Les élèves estiment d'ailleurs que l'un des plus grands avantages de ce DEP est de pouvoir échanger, en temps réel, avec leur enseignant, grâce à cette plateforme.

Ouvertes une heure en après midi et une heure en soirée, les classes virtuelles ne réussissent toutefois pas à satisfaire tous les étudiants dont les horaires restent très variés. Comme le rapporte Benoit Lauzé, enseignant au DEP en dessin de bâtiment, «même en ajoutant des rencontres sur rendez-vous et du dépannage éclair en dehors des heures officielles, la flexibilité de notre approche  comporte quand même certaines limites administratives et humaines. Un peu comme c'est le cas en enseignement individualisé traditionnel, il serait impossible d'avoir un enseignant 12 heures par jour et 7 jours sur 7».

Il semble que les étudiants aient compris cette contrainte et utilisent de plus en plus intensivement les plages horaires existantes. «J'étais un peu craintif quand il y avait beaucoup de monde. J'allais dans le cours au début des plages horaires quand il n'y avait personne» raconte Paul Bolduc qui reste maintenant dans la classe pour écouter les réponses de son professeur aux interrogations de ses confrères de classe. 

À la demande des étudiants, le CFP de Neufchâtel évalue actuellement la possibilité d'ouvrir des classes, en dehors des plages horaires officielles, où les étudiants pourraient se retrouver entre eux et s'entraider mutuellement. Après tout, qui a dit que le virtuel ne devait pas avoir une dimension humaine?

Notes:
[1] Avec 15 heures de travail par semaine, un étudiant à temps partiel obtiendra son DEP de 1800 heures en 4 ans. Les étudiants sont aussi libre d'avancer plus rapidement s'ils le souhaitent.
[2] Benoit Lauzé est enseignant au DEP en dessin de bâtiment au CFP de Neufchâtel.
[3 ]Prendre la main sur le dessin de l'étudiant par un partage d'application.
  • Facebook Google + Twitter You Tube